B comme Bilan

Extrait de l’alphabet de l’enfance une estampe du XIXe siècle destinée aux enfants – Gallica

Comme les fins d’années se prêtent bien aux bilans, j’ai pensé à faire le point et examiner le travail accompli.

L’aventure a commencé il y a un peu plus de trois ans, après que j’ai pris une préretraite. Après une vie professionnelle très occupée, il n’était pas question de soudain cesser d’être active. Je voulais simplement pouvoir me consacrer à ce qui me passionnait et aussi penser à ce que je laisserais, à mon legs mais pas forcément en termes matériels.

La première année a été consacrée à prendre de la distance, à établir de nouveaux repères, à lâcher prise. Ma vie se partageait entre mes cours, quasi quotidiens, de Pilates pour rester physiquement en forme ; mon fils qui vivait avec moi, mes ami(e)s et ma vie sociale pour me garder ancrée dans le monde et du point de vue intellectuel, à lire beaucoup et à m’exercer mentalement.

Ce projet de généalogie a commencé petit à petit, en rassemblant quelques documents d’état civil et plusieurs photos de famille. Puis, j’ai découvert toute la richesse des archives en ligne qui ont été et semblent encore inépuisables. J’ai appris énormément et même si j’ai toujours aimé l’histoire. Celle-ci était encore plus passionnante.

Ce projet m’a permis de me projeter à la fois dans le passé et dans l’avenir. J’ai développé beaucoup d’affection et de respect pour mes ancêtres que je connaissais si peu et encore plus pour mes parents. J’interroge, je découvre, j’analyse, j’interprète mais je ne juge pas même des situations ou des actions qui peuvent sembler discutables ou surprenantes.

Côté avenir, je pouvais voir comment tout en apprenant, j’allais pouvoir partir à l’aventure et visiter des villes, des régions et même des pays qui m’étaient inconnus. Bien sûr dans la réalité, s’enfermer dans des archives et des bibliothèques est beaucoup moins trépident ou romantique. Quand je pense qu’adolescente, j’avais repoussé la suggestion d’étudier en histoire de l’art car je voulais être dans l’action et ne pas me transformer en rat de bibliothèque. Comme quoi le passé trouve toujours le moyen de nous rattraper.

Alors, question bilan où en suis-je rendu?

Je pense avoir trouvé ma vitesse de croisière : au début, je cherchais mon style, mon ton, mon rythme alors que j’avais pris une approche neutre quasi journalistique et que je publiais à toutes les semaines. J’essayais aussi de traiter également de mes branches paternelles et maternelles.

Abécédaire diffèrent en tous points de ceux
que l’on destine aux enfants de nos jours -Gallica

Cette première année m’a permis de passer à travers l’alphabet et j’aime la formule de l’abécédaire où chaque article est autonome. Cependant, au fil du temps et des articles, j’en suis arrivée à faire plusieurs ajustements :

J’ai adopté un style beaucoup plus personnel, où je parle de mes recherches, de mes questionnements, des obstacles que je rencontre, etc.

Alors qu’il est beaucoup plus facile de faire des recherches sur les hommes, je me suis efforcée de mettre en lumière les femmes de ma famille, leur réalité quotidienne et leurs choix. J’ai également essayé de mettre en parallèle différentes familles qui avaient vécu, chacune à sa manière et selon sa situation, une même réalité comme élever une famille nombreuse ou le même évènement comme les inondations du siècle en 1911.

Je me suis aussi concentrée sur mes ancêtres paternels. D’une part, j’avais beaucoup plus d’informations et accès à des ressources et aux témoignages de personnes encore vivantes. D’autre part, j’ai pu ainsi garder une certaine continuité dans mes articles. Cette branche paternelle ne comprend pas moins d’une dizaine de sous-branches directes ainsi que plusieurs collatéraux ayant eu un destin hors du commun. Cela fait donc beaucoup de monde !

Enfin, je publie maintenant aux deux semaines. Cela qui me permet de consacrer beaucoup de temps à la recherche tout en progressant dans mon projet d’écriture.

Boom de lectorat

Evolution du lectorat en un an
diagramme de la mi-décembre

Alors que mes premiers lecteurs ont été tout naturellement mes amis et ma famille, depuis quelques mois, le lectorat de mon blogue a explosé et presque doublé par rapport à l’année dernière.

Je l’attribue à plusieurs causes. D’une part, avec soixante-dix articles je me retrouve de plus en plus souvent dans les résultats de recherches d’autres généalogistes et blogueurs. D’autre part, différents sites de généalogie référencent soit mon site, soit mes articles. De plus, plusieurs personnes se sont abonnées pour recevoir régulièrement mes articles tout comme je me suis abonnée à plusieurs blogues avec lesquels j’ai une affinité de style, d’approche ou d’intérêt. Cette collégialité m’apporte beaucoup et m’est très précieuse. Enfin, l’article de septembre dernier dans le journal l’Express de Toronto a aussi suscité beaucoup d’intérêt pour ma recherche et mes articles.

Depuis le premier jour, la grande majorité de mes lecteurs sont en France (59%) et au Canada (31%) suivis d’assez loin par les États-Unis, la Belgique, la Grèce, la Suisse, le Maroc et l’Italie. Viennent ensuite quelques lecteurs d’une vingtaine de pays éparpillés sur plusieurs continents.

Parmi mes articles les plus populaires, il y a trois grandes tendances : la guerre, la maternité et les métiers.

Ainsi, mes articles sur les deux grandes guerres : D comme Décédé à l’ambulance ; X comme DeuXième Guerre Mondiale : 507e Régiment de Chars de Combat (RCC), les stalags : X comme Stalag XI A et X comme Stalag XI A 2/2, les kommandos : K comme Kommandos de travail et la démobilisation : D comme Démobilisation continuent d’attirer des lecteurs à tous les mois.

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Mon arrière-grand-père dans les studios de cinéma Eclipse

L’autre grand thème concerne la maternité avec les nourrices : N comme Nourrices et Nourrissons, qui est l’article unique qui a été le plus consulté et que j’aurais pu aussi classer parmi les métiers ; les accouchements : T comme Clinique Tarnier et même l’ondoiement : O comme ondoyé à la maison.

Sinon, les vieux métiers dont certains ont disparu sont aussi très populaires : F comme Frotteur, le ferronnier d’art : K comme chez Paul Kiss, C comme Concierge, M comme Machiniste chez Eclipse, C comme Couturière et autres métiers connexes, E comme Échalassier, etc.

Un grand merci à tous ceux qui me suivent et me lisent. Vos commentaires m’encouragent énormément et m’inspirent souvent de nouveaux sujets d’articles.

À quoi s’attendre dans la prochaine année ?

L’ensemble de mes articles sur mes ancêtres paternels devrait bientôt constituer la base d’un livre, d’abord numérique, puis imprimé. Je pense avoir maintenant une bonne cinquantaine d’articles sur le sujet. Il me faudra les réorganiser car je compte prendre une approche chronologique par branche. Cela devrait mettre en lumière les manques et demander une certaine réécriture ainsi que des ajouts et compléments, mais je pense que l’essentiel est déjà là.

J’ai aussi commencé à étoffer ma branche maternelle et je compte poursuivre dans cette voie. Mais l’information dont je dispose sera bientôt tarie. Éventuellement, il me faudra retourner en France pour faire d’autres recherches. De plus, j’aimerais pouvoir aller en Italie et plus particulièrement en Sicile afin de rassembler du nouveau matériel sur mes branches italiennes. Ce projet est sur la glace depuis près de deux ans, soit depuis qu’un certain virus chamboule la planète.

Ultérieurement, j’espère pouvoir avoir assez de matériel pour en faire également un livre. Peut-être dans une autre année ou deux.

Merci encore et bonne et heureuse année 2022 à tous mes lecteurs. Comme il ne faut surtout pas être raisonnable : je vous souhaite qu’elle soit bien meilleure que 2021 ! Je ne pense pas que ce soit demander l’impossible !

Publié par L'abécédaire de mes ancêtres

Bonjour, D'origine française, je vis au Canada depuis plus de 40 ans. Généalogiste amateure, j'essaye de retracer la vie de mes ancêtres. Grâce à l'aide inestimable de parents mais aussi à des photos d'époque et à des articles de journaux ainsi qu'à des documents d'état civil et d'archives, je m'efforce de remonter le temps. Les articles réunis dans ce blogue sont principalement destinés à ma famille mais aussi à toute personne intéressée à l'histoire du quotidien et de gens ordinaires ayant mené une vie supposément sans histoire. Dominique G.

4 commentaires sur « B comme Bilan »

  1. Dominique, bravo pour cet impressionnant bilan. Je découvre l’histoire par la généalogie, une approche plus humaine. Bonne chance avec tes projets de livres, bonnes recherches
    et bonne année 2022.

    Aimé par 1 personne

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